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Alimentation ou biens de consommation, tout ce qu’on achète a généré du carbone au cours de sa production et de sa commercialisation. Plus la chose a parcouru de kilomètres pour arriver jusque chez nous, plus elle a émis de carbone…
Aujourd’hui, la grande majorité des biens manufacturés disponibles dans nos magasins viennent du sud-est asiatique et de Chine, où ils sont fabriqués dans des conditions sociales et environnementales souvent très éloignées des standards occidentaux. Evidemment, ce n’est pas marqué dessus. Seul figure le pays de provenance, mais c’est déjà une information essentielle !
Comment faire pour ne pas encourager le grand manège des produits et biens de consommation autour du globe sans pour autant devoir se priver de tout, ou tout payer plus cher ? On a la sensation de subir cette mondialisation et de n’avoir pas le choix de faire autrement. Il existe pourtant quelques moyens de « reprendre le contrôle » sur la provenance de nos achats… Bien souvent, acheter « local », c’est simplement acheter « ailleurs »… que là où on a le réflexe de le faire !

Pour les produits alimentaires…

- Aller au marché ! Un moyen gai et vivant d’acheter en circuit court, de soutenir l’économie locale et l’emploi, et surtout, de parler et d’échanger avec le producteur pour mieux comprendre son travail, et savoir ce qu’on achète.
http://www.colibris-lemouvement.org/index.php/TH/Acheter-bio,-local,-de-saison/node_86

- Au supermarché, regarder le pays de provenance des fruits et légumes, aussi naturellement qu’on regarde leur prix (c’est d’ailleurs indiqué juste en dessous !). Par exemple, un kiwi de Nouvelle-Zélande parcourt en moyenne plus de 15.000 kilomètres entre son lieu de récolte et l’endroit où il est mangé. Importé par avion jusqu’en Europe, il émet l’équivalent de cinq fois son poids en CO2. Alors, surveillez la provenance. Les « locavores » font de ce conseil un art de vivre et ne mangent que des produits provenant d’un rayon de 200 kilomètres maximum autour de chez eux (http://oboutdufil.com/2010/03/30/les-locavores-manger-local-penser-global-interview-d%E2%80%99anne-sophie-novel/).

- Réviser le calendrier des fruits et légumes qui poussent en France, et l’avoir en tête quand on va faire ses courses. On sait ainsi précisément ce qu’on veut acheter avant de se trouver devant l’étalage et c’est le meilleur moyen d’éviter les produits arrivés par avion de l’autre bout du monde ou cultivés sous serre (pour fabriquer les conditions de l’été en plein hiver) à grand coût énergétique. En consommant local et de saison, on est amenés à découvrir de nouvelles recettes, à délaisser les plats tout prêts (et emballés) et à prendre davantage de temps pour cuisiner soi-même des produits frais, à changer petit à petit son rapport à l’alimentation… À chacun d’aller jusqu’où il peut. Le mouvement http://www.slowfood.fr/france/ est la référence en la matière.

- Adhérer à une Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) : en plus d’encourager la production locale, de limiter les transports et les émissions de carbone, les Amap permettent de maintenir une agriculture de proximité et de recréer des liens directs entre producteurs et consommateurs. http://www.reseau-amap.org/
On peut aussi s’abonner à des livraisons de paniers bio en adhérant à des associations comme http://www.reseaucocagne.asso.fr/ qui favorisent également la réinsertion de personnes en difficulté.

- Faire des achats groupés (auprès d’un producteur du coin, par exemple) avec un groupe d’amis ou un groupe de collègues sur son lieu de travail ou au sein d’une association : en plus de favoriser les circuits courts, les achats groupés reviennent moins cher et limitent les déchets d’emballages (http://www.amisdelaterre.org/Groupement-d-achats-et-petits.html).

Pour le reste…

- Il manque beaucoup d’informations sur les emballages des produits et il est difficile de savoir dans quelles conditions ils ont été fabriqués, quelle est la politique sociale de l’entreprise, quelles pollutions ils génèrent au cours de leur vie, etc. En somme, tout ce qui pourrait guider notre acte de consommation. Les écolabels sont un peu des résumés de ces informations : ils garantissent que les produits ont moins d’impact sur l’environnement lors de leur fabrication, de leur utilisation et de leur fin de vie. Il existe beaucoup de produits de tous les jours qui portent l’écolabel. Pour en savoir plus : www.simplementecolabel.fr

- Faire des infidélités à son supermarché habituel permet de tester d’autres enseignes, qui nous font découvrir parfois d’autres manières de consommer : par exemple, dans les magasins Biocoop, on trouve des produits (lait, beurre, yaourts, etc.) de marque « Ensemble pour plus de sens », un label créé avec les transformateurs et producteurs de nos régions pour favoriser la consommation locale. http://www.biocoop.fr/le-commerce-equitable-au-nord-co.php

- Avoir le réflexe « achat d’occasion ». Si ce que l’on recherche a déjà été fabriqué, déjà transporté, déjà acheté par quelqu’un qui n’en n’a plus besoin et cherche à le revendre dans notre voisinage… pourquoi aller l’acheter neuf dans un magasin et multiplier tout cet impact par deux ? Internet rend très facile l’achat d’occasion avec des sites de petites annonces classées par département comme www.leboncoin.fr ou www.ebay.fr).

- Dans les magasins, regarder systématiquement dans quel pays a été fabriqué ce que l’on souhaite acheter (l’information n’est pas toujours facile à trouver sur l’emballage !). S’il y a le « choix », privilégier celui qui a parcouru le moins de kilomètres, ou qui encourage des savoir-faire locaux traditionnels ou artisanaux. Au lieu de se satisfaire du sempiternel Made in China, chercher (dans le magasin, ou sur Internet) s’il n’y a pas l’équivalent fabriqué en France (http://www.lemarchecitoyen.net/).

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